option communication
La communication dans une école d’art s’entend comme une
discipline critique faisant d’abord l’inventaire de ce qui se
présente ordinairement sous ce vocable, cherchant ensuite à établir
des lignes de partage et de discrimination entre usage instrumental
et aliéné d’une part, activité d’utilité publique, en prise avec les
préoccupations humaines, sociales et civiques les moins contestables
d’autre part. Une réelle réactivité est nécessaire afin d’éviter de
donner des réponses techniques à des questions qui ne le sont pas.
C’est donc une pédagogie transdisciplinaire (des images
périphériques) qui est proposée (pluriel contre singulier mais
singularité contre norme). Quelques enjeux pédagogiques :
- Élargir la connaissance du monde qui intègre les nouvelles
réalités dont la représentation puisse s’accorder à de nouvelles
générations d’images.
- Privilégier la réalité là où elle déborde, là où
interagissent énergie et décalage. Cela concerne aussi bien la
relation art/communication (altérité, reproductibilité, position
auteur/passeur) que la conscience d’une fabrique de formes de
communication alternatives qui échappent aux professionnels de la
communication mais qui traduisent des comportements (sociaux) de
communication et le passage à maturité de nouveaux langages et
contenus où chacun devient, producteur de communication (SMS, blogs,
vêtements, signes, attitudes des jeunes). C’est situer un enjeu
différent : rendre compte du réel, de ses ambiguïtés, de ses
contradictions, de ses aveuglements.
- Reformuler une méthodologie qui permette à l’étudiant avant
d’être acteur de la communication d’être apte à repérer ce qui est du
registre de la communication (quels systèmes, quels processus) à
partir de ses propres relations de référence (à l’école, à l’habitat,
à la ville, les médias, aux autres…). Cette relation se cultive sous
la forme d’objets critique (la pensée de …) susceptibles de
réinvestir le visuel, de produire une pensée visuelle.
- Favoriser le projet de recherche avec l’image, c’est-à-dire
prendre en défaut cette idée que l’image n’attire le spectateur que
dans la mesure où il la projette, c’est-à-dire où il l’attend. La
recherche engendre les images que l’on n’attend pas. Le processus de
l’écriture y joue un rôle moteur. Poser des questions n’est pas une
fonction critique mais une fonction naturelle à recouvrer (pour
produire). La recherche : c’est se demander continuellement ce qu’on
est entrain de faire avec un prétexte qui est toujours la vie
(observer les grandes mutations) et communiquer, c’est faire
participer le spectateur à l’arbitraire de ses choix et à la
recherche de lois générales qui pourraient justifier un choix
particulier.
- Adopter une position claire quant à savoir si la
communication a pour vocation d’être tramée par les technologies.
Favoriser les singularités individuelles et collectives en favorisant
l’imagination pour une communication sensible.

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